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Il n’y aura pas de nouvel hôpital !

il y a 11 minutes
2 min de lecture

L’ARS, censée assurer l’égalité d’accès aux soins, reste muette sur le cap de son action. Collectivement, usagers, syndicats, élus, nous portons la revendication d’un hôpital de plein exercice depuis 2018. A l’issue de cet été 2026, un survol rapide de la situation permet de comprendre ce qui attend réellement le bassin guingampais. Ce n’est pas le « nouvel hôpital » annoncé en fanfare l’année dernière, mais bien un hôpital low-cost.

La maternité de Guingamp ? Fermée. Et celle de Plérin ? Toujours pas, même si les paroles de la direction de « l’hôpital privé » ne laissaient aucun doute début 2025… Conclusion : soit le groupe VYV a trouvé une martingale lui permettant de maintenir une activité déficitaire dans un contexte de baisse démographique, soit la maternité privée de Plérin est toujours sous perfusion d’argent public.

Les 100 millions d’euros ? Il en manque au moins la moitié. On parle donc de 50 millions d’endettement supplémentaire. Il ne suffit pas de répéter en boucle que budget d’investissement et budget de fonctionnement sont 2 choses différentes. Car il s’agit toujours d’argent public. Un établissement sur lequel pèse une telle dette se retrouve sous la coupe des autorités de tutelle : c’est ce qu’on appelle la gouvernance par la dette. Et c’est un choix politique.

Les EHPAD ? 30 lits de moins dans le « nouvel hôpital » ! Nous l’apprenons par les syndicats. Toute la logique de réduction de l’offre de soins se basait pourtant sur un discours décliniste insistant sur le vieillissement de notre territoire… Et voici que même les EHPAD sont dans le collimateur ! A ce rythme, que restera-t-il ?

La chirurgie des cancers à Guingamp ? Perdue. Les quotas ont été relevés, Guingamp ne les atteindrait pas. Par contre l’autorisation de la polyclinique du Trégor passe à l’hôpital public de... Lannion (établissement qui n’a qu’un chirurgien digestif, alors que Guingamp en compte 4). Ce premier exemple de « mutualisation » permet de comprendre aisément le sort réservé à l’ensemble de l’activité chirurgicale conventionnelle à Guingamp.

Les médecins généralistes ? On nous annonce l’arrivée de médecins juniors. Bonne nouvelle. Mais dans un contexte de concurrence générale entre les territoires, cela tourne vite à la course à l’échalote. « Attractivité », soit. Et les collectivités sont dans leur rôle en valorisant la qualité de vie qu’elles peuvent offrir aux praticiens qui décideraient de s’installer. Mais adosser leur activité à un hôpital dépouillé de ses services, est-ce vraiment ce que souhaitent les jeunes médecins ?

« Modernisation et dynamisme », c’était pourtant le cap annoncé par la direction de l’hôpital pour 2026. Sans rire.

Alors, « qui aurait pu prédire ? »

Nous. Et nous l’avons fait, avec les syndicats impliqués dans la défense de l’hôpital public. Car tout était écrit dans le PMSP (projet médico-soignant partagé) 2023-2028.

Mais il est encore temps d’arrêter ce carnage. La mise en oeuvre du PMSP doit être suspendue. Il doit être amendé afin de répondre aux besoins de la population. Il s’agira ensuite d’écrire un nouveau projet médico-soignant réellement partagé.

Pour le droit de naître, vivre, se soigner, travailler et décider au pays !

Le Comité de défense de l’hôpital public et de l’offre de soins du Pays de Guingamp


 
 
 

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